mercredi 6 octobre 2010

"Bouffe dégueue, temps de merde, Mary Poppins de mes deux : Londres." - Avi


(Wah je me décide à poster ça alors que je suis rentré depuis longtemps maintenant. C'est pas grave. Vous avez qu'à mettre les verbes au passé de temps en temps, adaptez vous même le truc.)

Londres. J'y étais allé deux jours et demi à Noël 2007 avec un de mes fameux trois meilleurs potes. On avait vu ce qu'on voulait voir, on arrêtait pas de cavaler mais on avait fait ce qu'on voulait faire. Ça m'avait paru ruineux comme ville. Genre on passait notre temps à retirer du fric. Là, j'ai dû y retourner car je devais accompagner ma soeur qui voulait y bosser quelques mois afin de perfectionner son anglais etc… Bon, on va couper court à tout suspense de ce côté là, elle a trouvé le boulot en moins de 24h, malgré les problèmes pratiques qu'impliquait ce job de serveuse genre "comment je rentre quand je finis TROP tard ?", on aurait trouvé une coloc vu qu'on avait déjà des réponses sur easyroomate et qu'on avait même pas commencé à vraiment chercher. Tu me diras les réponses de mecs de 35 ans qui vivent seuls et cherchent une meuf à tout prix, ça sent la cave ça.

Bref ces cinq jours a priori relous à Londres se transforment en cinq jours de vacances aux frais de la princesse car mes parents m'ont financé le voyage en m'embauchant plus ou moins comme chaperon/vigile/caution morale. Un chaperon qui a la première occasion a dégagé au cinéma voir The Other Guys. Un vigile peu vigilant. Une caution morale qui passe son temps à regarder les filles. Au début, je disais les Londoniennes mais j'ai vite pu me rendre compte que 75% des filles que je trouvais jolies étaient à chaque fois des touristes en fait. Mais quand même je crois qu'on bat Paris là. Déjà sans les Fatous gueulardes et les Faridas qui aimeraient bien se faire greffer des couilles, Londres est sans comparaison avec Paris.

Après t'as l'impression de te retrouver au paradis de la blogueuse mode. Comme si chaque fille que tu voyais vivait son lookbook.nu 24/7/365. Le style c'est un peu Gossip Girlopouffe mais pour qui aime bien la tendance porno chic mauvais goût, c'est souvent un régal. Sinon la plupart font tout de même preuve d'une grande élégance des pieds à la tête. Mais je les soupçonne d'être des mannequins. Déjà elles font ma taille ou sont plus grandes que moi alors que bon, je suis pas un hobbit mais surtout certaines ont l'air irréelles. Plus qu'à Paris. Londres : podium live. Par contre, t'en vois beaucoup la bouche bien fermée, pourquoi ? La légende des dents de merde en Angleterre, c'est pas une légende, soit elles ont le réseau de voies ferrées anglaises dans la bouche, soit c'est de l'art contemporain là dedans. Mais les vraies Anglaises, y aura qu'elles pour être classes avec un côté du crane rasé, le reste teint en rose fluo et un style qui mélange tous les styles mais juste comme il faut. Les boutiques de fringues sont aussi le paradis de la blogueuse mode, j'imagine que la plupart d'entre vous doivent pleurer de ne pas avoir de Primark en France. Pour ceux qui connaissent pas, je vous gâche pas la surprise, allez à Oxford Street et suivez tous ces gens qu'ont l'air d'aller en pèlerinage à la Mecque. Ils vont à Primark. Allez à l'intérieur, les filles, jouissez, les mecs, préparez vous à contempler le suicide. Quoique y a un rayon mec, alors si vous vous habillez déjà chez Celio en France, allez-y, vous vous ferez moins baiser sur les prix. Si vous voulez vous déguiser en Kanye West cheap, allez-y, y a tout : des lunettes de soleil bizarres aux gilets de pépé. Sinon vous avez aussi Camden Town, le paradis du pseudo-vintage made in China où tous les Chinois et tous les pakpaks vendent les mêmes trucs, quelques jeunes créateurs qui vu la gueule de leurs trucs risquent de rester de jeunes créateurs ou encore beaucoup d'échoppes punkogothiques qui là aussi vendent les mêmes trucs d'une boutique à l'autre.
Moi j'ai joué le riche et j'ai juste pris un truc chez Gap. C'est la pub constante dans le métro qui a réussi son coup à force de me dire à chaque arrêt de penser au gap.

Le métro d'ailleurs. J'ai toujours pas compris ce qui valait plus le coup. La carte Oyster qu'on recharge en fric au gré de ses envies ou le ticket journalier ? Autant la carte Oyster paraît pratique (et le serait si elle existait en France parce que bon, on prend pas le métro et le rer tous les jours et même quand on bosse, on a des vacances alors on se fait baiser si on a la carte intégrale et le truc où tous les mois on est là comme des connards à recharger sa carte au même moment, ça fait tiép) mais revient quand même chère au final car ça paraît être le prix normal des voyages en fait juste qu'on met les sous sur une carte pour pas galérer à acheter un ticket à chaque fois, autant le ticket à 5 livres et quelques par jour paraît avantageux pour les touristes qu'arrêtent pas de bouger à droite à gauche (mais je crois que le ticket marche que pour le métro alors que l'Oyster a l'air de faire les bus). Vous êtes bien avancés avec ça. En tout cas, Londres c'est la première ville au monde où j'ai vu à la surface les gens faire la queue pour s'y engouffrer.

Ça me paraît triste comme ville pour ça. Les gens qui y vivent n'ont l'air que d'y bosser comme des esclaves et ont l'air explosés quand ils rentrent à cinq heures chez eux tandis qu'il n'y a que les gens de passage pour en profiter en fait. Après j'imagine qu'ils s'amusent tous le week-end, faut dire que c'était ça d'y rester que les cinq jours de la semaine. Sinon, j'ai mal aux pieds. Tu marches comme un gitan sans caravane ici. Avant que vous vous en inquiétiez, oui, j'ai fait le Français, je suis allé au Burger King. Par contre j'ai pas fait le Français idiot qui y allait jamais quand c'était au bled et qui pleurniche depuis que c'est parti et qui se branle dans le bouiboui quand il fait la queue pour passer commande. Pour tout vous dire, j'ai pris un Whopper et je l'ai même pas fini. That's what we call haterism ça, j'arrive comme, je vous dis froidement que je suis allé à Burger King et que j'ai même pas fini. J'ai même pas eu à penser aux petits du Bangladesh ou aux Somaliens, il suffisait de penser aux Français pour le coup et sourire vicieusement en balançant le plateau. De toute façon, aller chez Burger King quand t'es à Londres alors que t'as des chinois (le buffet de Mr Wu sur Shaftesbury Avenue, de la folie, le mec c'est un restau chinois, il te fait de la paella meilleure que celle des espagnols et il te sort des frites et des oignons frits rageurs) et des indiens qui tuent et j'en passe, c'est comme se branler quand t'es marié avec Lindsay Lohan et que ta maîtresse est Megan Fox : faut être un galérien. Le premier qui me dit que c'est pas le même tarif, je lui dirai que s'il s'est payé l'Eurostar, il peut faire un effort, sinon c'est un crevard et il a tort. Pour trois livres de plus, t'oublies pas ton repas.

En fait, Londres me plaît plus cette deuxième fois que la première. Je sais pas pourquoi. Mais je regrette pas d'être venu au final. C'est le principal. Peut-être parce que j'avais des souvenirs de la première fois et que je joue pas le touriste béat comme la première fois où on s'est dépêchés d'en voir un max le plus vite possible. Genre là y avait plein de mecs, des supporters de l'O.M. qu'étaient venus en bande. Putain les abrutis. Déjà tu les vois de loin avec leurs maillots ou leurs trucs Marseille etc… on dirait des groupes d'handicapés mentaux qui se balladent tous ensemble. Tous le même style. Tous à marcher à deux à l'heure tu sais pas pourquoi. On dirait qu'ils se prennent pour les maîtres de la ville. Des Français à l'étranger quoi. Pour ça, quand j'entends parler Français, je ferme ma gueule comme ça je sais qu'on me demandera rien et j'essaie de me fondre dans la masse parce que c'est ça les vraies vacances, découvrir de nouvelles sortes de connards, pas se taper les mêmes qu'à la maison.
Par contre, on regarde tomber la pluie aussi. Un jour sur deux, il pleut. Et là je suis dans l'Eurostar du retour, j'ai fini de regarder la saison de Rescue Me. C'était quoi cette fin de ouf ? Faut que je revoie le dernier épisode. Ma voisine avait l'air fascinée par les trois épisodes que je regardais tandis qu'elle écoutait son mp3. Là elle a dégagé, la meuf on arrive dans une demi-heure et elle est déjà en chien à la porte du truc prête à s'arracher. Prison Break. J'ai ramené quelques DVD (Role Models a.k.a Les Grands Frères a.k.a Mission 95C, Girl Interrupted, 40 Ans Toujours Puceau et Funny People que ma soeur a pris avec Brokeback Mountain dans le cadre d'une promo et A Walk To Remember), je ramène aussi un vêtement neuf, des muffins aux myrtilles qui vont pas passer la nuit, des cupcakes de chez Hummingbird Factory où j'en ai eu pour 22£ de cupcakes, ça a l'air écoeurant mais vu le fluo des trucs, j'ai bien envie d'en manger, de les vomir et de faire des projections fluos à la Pollock dans les chiottes. Je ramène aussi une bouteille de Vitamin Water à l'orange mais ils devraient toutes les appeler "goût de médicament" ça irait plus vite. Du chocolat Cadbury. Un billet de 5£.
Et envie de retourner chez Mr Wu ou au resto près de notre hôtel à Finsbury Park afin de redéfoncer leurs lasagnes ou leur poulet au curry, le tout fait maison, pas cher et tellement défonceur que ça pourrait me faire renoncer aux grecs. C'est dire le truc. Un mec du train dit qu'on peut acheter des tickets de métro. Je me rends compte que j'ai même plus de carte Imagin'R, on va se remettre aux sauts de haies un moment. Parents viennent nous chercher de toute façon. Avec la grosse grève d'aujourd'hui ça doit être le bordel. La France quoi.

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