vendredi 7 mai 2010

Retour sur : Zombieland


Qu'est ce que Zombieland ? Zombieland est une comédie horrifique qui ne fait pas rire et ne fait jamais peur. C'est donc un de ces nombreux films qui remplissent leur contrat haut la main. C'est écrit et réalisé par d'illustres inconnus qui auraient mieux fait de le rester mais qui vont faire parler d'eux maintenant que ça a eu du succès. Bon, c'est aux USA que ça a vraiment bien marché, mais je vais faire comme tout le monde quand ça les arrange et dire que, pour le coup, ouais, "ils sont cons les ricains". Quand ils exécutent un violeur/meurtrier handicapé mental qui l'a pas fait exprès : ils sont cons les ricains. Quand ils réélisent George W. Bush alors que nous autres, les Français qu'ont même pas le droit de vote là-bas leur avons dit de pas le faire : ils sont cons les ricains. Quand ils partent foutre la merde en Irak et que ça nous permet d'avoir un des meilleurs jeux vidéos de tous les temps six ans après (50 Cent : Blood On The Sand) : ils sont cons les ricains. Quand ils font un triomphe à des films qu'on trouve débiles et qui sortent directement en DVD ici genre Paul Blart, Vigile de Choc : ils sont cons les ricains.
Ben pour le coup, j'en profite, s'empresser d'aller voir et revoir Zombieland, (parce que ça, ça doit être un truc genre les Ch'tis et t'as que les geeks zombophiles qui sont allés le voir 15 fois), beh ça prouve qu'ils sont cons les ricains.
Le pire dans tout ça ? C'est Sony Columbia Pictures qui fait ça. Bad Boys II fait partie de la même famille que Zombieland, c'est un peu son petit cousin dégénéré fruit de l'inceste de deux autres demeurés éloignés (on va dire Shaun of the Dead et un autre truc pas drôle de votre choix, je vous laisse choisir).


Avant que le film sorte ici, j'avais un pote en vacances à Las Vegas qu'était allé le voir là bas et qui m'a dit que c'était trop bien. J'avais pas vu d'extraits, ni rien mais bon, pourquoi pas ? Puis il est sorti en France et un mec qui maintenant m'insulte parce que je suis allé voir un film avec Manu Payet me dit alors que ça fait que deux jours que c'est sorti qu'il l'a déjà vu trois fois. Doit y avoir quelque chose, ça doit être un minimum cool. Au final je me suis rendu compte que je traînais qu'avec des golmons en fait. A un mec près qui l'avait trouvé aussi naze que moi. Puis un autre qui l'a vu que récemment parce qu'il bossait sur Kick Ass et on lui disait que Kick Ass était le Zombieland des super-héros. Alors il a vu Zombieland et il a eu peur, très peur, parce que lui aussi a trouvé que c'était une merde infâme et infamante.
Et oui, une fois encore ce n'était que la dictature des geeks à l'oeuvre. Depuis Spider-Man et son succès, le ciné est un endroit sinistré. Dès qu'ils kiffent un truc, ils veulent le film, que ça soit une fausse bande-annonce, un titre enfin n'importe quelle connerie, s'ils aiment, il faut le film, qu'il soit fidèle surtout sinon ça va chier sur les forums et on se retrouve avec des films pour enfants et des films pour grands enfants enfin bref ça on pourra y revenir une autre fois ou quand je finirais prof de fac. Mais si on aura eu trois Transformers avant un Bad Boys III faut pas aller chercher loin.
J'y suis allé en deuxième semaine et quand j'ai vu la gueule de la salle dans laquelle il se retrouvait alors qu'il venait de sortir et que c'était la huitième merveille du monde, je me suis rendu compte que c'était un microcosme qui aimait et que c'était loin d'être le succès massif qu'on aurait pu croire en entendant et lisant sur ce fameux Zombieland. C'était donc une minorité silencieuse qui se faisait entendre mais j'avais encore espoir, je savais pas encore que Casino Royale allait être détrôné. Je savais pas encore que j'allais survivre à un grand moment encore.
Puis pauvre de moi, je me suis dit, au pire, si c'est naze, ça dure 1h25 ou 1h20, ça dépend, y a parfois 5 minutes qui se perdent au passage. Bref c'est pas long, ça sera peut-être même trop court, on sait jamais après tout. J'allais pas être déçu du voyage. Ça fait une page que j'ai commencé et à part dire que c'était de la merde, on a même pas commencé à parler du film.
Il serait temps.

L'intro de Zombieland aurait pu être bien mais non, il fallait qu'à la fin de la scène, le zombie des services secrets, après avoir dévoré un mec, se cure les dents et rote. C'est sensé être une comédie alors on essaye de mettre des trucs drôles. Et voilà le premier gag. Je sais pas s'il y a des règles qui disent que le premier gag d'un film indique le niveau de ce qui va suivre mais si ça existe pas, ben ils devraient l'instaurer parce que là, ça indiquait bien à quel genre de pathétisme on allait avoir à faire.
Après c'est pas méchant, voix off cynique facile continue son laïus, on se croirait à un spectacle d'un mec du Jamel Comedy Club, en nous énumérant les règles pour survivre à Zombieland. Faut donc être en bonne santé (bonne santé = pas gros dans Zombieland), s'assurer que les zombies soient bien morts en leur mettant une double dose (ça, c'est le running gag du film alors faut préparer ses abdos, c'est hilarant, surtout la 25ème fois), faut faire attention aux cabinets et faut mettre sa ceinture de sécurité. Visuellement c'est pas mal comme film, belle photo, c'est bien tourné, comme n'importe quelle pub, c'est bien emballé, ça vend bien son caca mais les mecs auraient du apprendre à écrire et les autres à lire avant de financer ça.
Puis le moment le plus honnête du film : le générique de début. Grave chiant, au ralenti, il annonce la couleur quoi. Les mecs ont du regretter de pas faire le film en 3D, leur générique aurait gagné des MTV Movie Awards sinon. Après ce loooooong générique, dans un film qui fait 1h20, c'est toujours bien d'avoir un long générique, c'est fait pour, c'est bien. Puis on découvre enfin qui est la voix off qui casse les couilles alors que ça fait pas cinq minutes que c'est commencé.
La voix off, c'est un mec qu'a une gueule de puceau professionnel, qu'a tenu le même rôle dans Adventureland qui partage un point commun avec Zombieland, c'est que son titre ment, y a pas plus d'aventure que de zombies. Bref. Le mec c'est Jesse Eisenberg et c'est une sorte de sous Michael Cera à qui on a dit de faire du Michael Cera parce que Michael Cera faisait autre chose genre Scott Pilgrim ou du photobombing quelque part. "J'ai jamais eu d'amis ou de vraie famille." C'est important comme phrase et ça va servir la morale du film qui sous ses aspects cyniques et tout est un chantre du conformisme digne d'un Pixar au point que c'en est indécent. Autant Pixar fait des films gays tout du long donc c'est que la cerise sur un tas de merde la morale mais là, le film qu'essaye d'être cynique, qui se fait du mal à essayer d'être cool et fun à tout prix qui termine sur un "la famille c'est mieux que tout" après nous l'avoir sournoisement distillé tout du long. La honte.
Ces considérations sont vite tuées dans l'oeuf parce qu'il y a une attaque de zombies ! Il court autour de la voiture comme un gitan parce qu'il a fait tomber ses clés, on nous affiche les règles à l'écran parce qu'on est cons et qu'un mec a dû trouver ça cool dans l'intro alors fallait les mettre partout ! PARTOUT ! Et ça a du occuper le graphiste jusqu'alors payé à rien foutre pendant deux-trois jours.

Il rencontre ensuite "l'attraction" du film. Woody Harrelson qui joue au dur parce qu'il a un chapeau de cowboy et qu'il met des "3" sur ses portières de voitures et parce qu'il donne des noms de ville aux gens. Après du blabla sur à quel point il est dur, il l'emmène avec lui je sais pas où. Pourquoi il met des "3" sur les portières ? On en sait rien mais comme on nous dit qu'il est cool, c'est pas grave, il fait ça parce qu'il est cool alors c'est cool et faut le trouver cool sinon on est pas cool.
Comme dans Casino Royale, on hésite pas à dire les marques dans les dialogues et on apprend que le rêve d'Harrelson, sa raison de vivre, c'est de trouver des Twinkies qui sont d'affreux et dégueulasses gâteaux et qu'il aime pas les boules de noix de coco. La caractérisation du type ira pas tellement plus loin.
Le perso principal a peur des clowns. C'est pas comme si on avait vu ça dans 1.000 autres trucs avant Zombieland. Vient le moment "masturbons le geek dans le sens qui lui plaît" où on apprend coup sur coup que le mec est un no-life, qu'il a pas d'avenir, qu'il passe ses nuits sur Warcraft en mangeant des pizzas, qu'il est peut-être puceau et qu'en plus, là, maintenant, tout de suite, (enfin dans le flashback), une blonde super belle, Mandy Lane en personne les mecs !, vient se réfugier chez lui !! Après elle se transforme en zombie et il est obligé de la frapper avec un couvercle à chiottes. Dur.
Fed Ex sur la route au passage. Je vous dit ça aussi gratuitement que le plan en question l'est dans le film.
Comme on est cons et qu'on aime être sûr, on a la confirmation qu'il est puceau dans la scène suivante. Vient le passage de la bande-annonce du supermarché donc on passe, on a tous vu les extraits. Avant ça, le délire sur les Twinkies repart pour un tour. Il attire les zombies en leur jouant un peu la musique de Delivrance et un autre truc. C'est ça les références subtiles les mecs.
Ils tombent sur des meufs, deux meufs. Une avec qui le puceau sera pu puceau, ils ont rien pour être ensemble mais on sait qu'ils vont finir ensembles au premier regard et une gamine qu'a une gueule à se pisser dessus en classe alors qu'elle est en CE2 parce qu'elle a peur de demander d'aller aux toilettes parce que les autres vont se moquer d'elle. La petite serait presque autant giflable et à donner en pâture aux pédophiles que la gamine de la pub pour du jambon qui dit "Elle est pas belle la vie ?" avec une gueule à chier des limaces à la fin du spot en question. Au passage, le puceau nous a assené 50 autres règles. Pire que Fight Club ou Le Transporteur le mec.
La gamine s'est soi disant fait mordre et est contaminée. Déjà que y a trois persos dans le film et ils vont nous faire croire qu'ils comptent tuer une gamine dans un film qu'a encore moins de couilles que Miley Cyrus ? On y croit tous très fort. Ouais, tout ça, c'était une arnaque pour faucher leurs armes et leur bagnole. Laule. Attendez je vais me changer je me suis pissé dessus tellement j'ai ri. Je me retenais jusque là mais ça a été la goutte d'eau. Argh argh argh argh argh, me parlez pas d'eau, je vais remettre ça sinon.

Le rêve de la gamine c'est de prendre une douche. Le rêve de la pute (maquillée tout comme en tout cas i.e le surnom que je viens de lui donner) c'est d'aller au parc d'attraction, la meuf a 7 ans dans sa tête quoi. Ils ont tous des objectifs qui tuent.
Comme vous pouvez le voir, il se passe déjà pas grand chose et c'est le début de la phase où ça va faire que blablater pour rien. Le début du ventre mou du film quoi. Le début du moment où tu passes à te faire chier franchement alors que tu te faisais chier que modérément. C'est le moment où Daniel Craig commence à jouer aux cartes quoi. Ça parle de tuer les zombies dans une sorte de concours du zombie de la semaine, qu'il faut se défouler en cassant des trucs comme si on avait douze ans et ils trouvent un Hummer jaune canari. Comme dans Entourage. Sauf que là, à l'arrière, y a des armes de guerre. Alors bon, on est dans un monde sans pitié et tout mais c'est pas grave, on peut tirer en l'air et gâcher les munitions. Les mecs de Walking Dead feraient bouffer ses couilles à Harrelson s'ils voyaient ça.
Et ils repartent sur la route en discutant. Harrelson nous parle de son trauma, son chien Buck, il lui faisait prendre le bain, lui donnait à manger et tout et il est mort. En fait, c'était son fils mais c'était histoire de remettre plus tard une feinte à la con dans un film à la con qui n'en manque déjà pas. Le coup du fils/chien c'est nul, je sais pas à quoi ça sert mais bon… C'est comme ça.
Au passage ils retombent sur les gamines et se font baiser une deuxième fois. Non, non ! Non, vous pouvez pas dire ça, c'est pas un film répétitif.
Ils partent tous ensemble sur la route et là c'est parti, c'est Little Miss Sunshine-bis, c'est reparti pour un tour, et du film sur deux branleurs qui se font baiser par deux meufs, ça devient le film sur quatre branleurs qui discutent dans une bagnole. Entre temps, on repompe une scène d'un film de merde avec Stallone, Jamie Foxx et le mari de Charlize Theron, Les Maîtres du Jeu, quand les deux gamines escroquent un pauvre con en lui faisant croire qu'une bague en toc vaut je sais pas combien. Ben ouais attendez c'est un film faits par des cons pour des gens qu'ils pensent être encore plus cons qu'eux alors on nous a montré qu'elles étaient deux petites escrocs une première fois au supermarché, une deuxième fois sur la route ben on nous le montre une troisième fois pour être sûr. C'est pas DOUBLE TAP, c'est TRIPLE TAP. Si je prends les gens pour des gros cons débiles était un genre, Zombieland en serait le Citizen Kane. Il a réinventé la grammaire du foutage de gueule au cinéma.
Ils partent dans une boutique de souvenirs Indiens et pètent tout pendant 2-3 minutes. Et ça dure 1h20, je tiens à rappeler que le film sur le pays infesté de zombies qui dure 1h20 ne nous a pas montré de zombies ailleurs que dans des flashbacks depuis genre une demi-heure. Le coup de la boutique des Indiens, c'est pas de très bon goût, mais c'est plus facile à faire passer qu'une boutique tenue par des Juifs. Les Chinois ou les Coréens ça a trop été fait et refait et ils ont des limites.
La scène sert peut-être à mettre en avant ce que le film nous assènera 50 fois d'ici la fin. Il faut profiter des petites choses dans la vie. Garder son âme d'enfant quoi. Dans le genre truc de baltringue, ça se pose là. "T'aimes pas ça ? T'as perdu ton âme d'enfant". Si garder son âme d'enfant et profiter de la vie, c'est bêtement tout péter, c'est encore un échec pour Zombieland. Un de plus, tu me diras.
Ils recommencent à raconter leurs vies de merde et arrivent en Californie. Et là, attention, des paliers sont franchis. Y a au moins une règle que le film respecte, c'est d'essayer dans la mesure du possible d'aller crescendo et petit à petit être de plus en plus fort. Ben pour ça, c'est bien foutu, plus ça va, plus ça devient de la merde et plus le SIDA se propage.

Ils traversent Hollywood Boulevard, il y a une pub béante sur le Chinese Theather pour 2012 qui allait sortir 2 mois après. Chez Sony, ils n'ont honte de rien, ils ont fait Bad Boys II, Casino Royale et Zombieland. Au départ c'était de la bonne honte, c'était un doigt adressé au monde mais là c'est juste devenu le fameux Hollywood qui donne de la merde à manger aux gens et les gens qui en redemandent. Je sais pas qui est le plus à pointer du doigt mais je dirais les gens.
Arrive LA scène la plus minable, la plus pourrie et la plus inutile de tout le film. Les quatre branleurs vont chez B.M. Pas Big Mamma. Bill Murray. Ouais, le mec qui donne toujours cette impression d'être trop bien pour ça et qu'il fait l'honneur aux gens d'être en sa présence. D'habitude il sort de son trou seulement pour Sofia Coppola, Wes Anderson ou Jim Jarmusch donc c'est trop cool, tu peux pas comprendre en plus il a joué dans S.O.S Fantômes à l'époque alors c'est trop cool. Pas de chance, j'aime pas S.O.S. Fantômes, j'aime pas Retour vers le futur, j'aime pas Gremlins et j'ai jamais supporté les Goonies plus de dix minutes donc les trips nostalgiques, les soirées Casimir et tout, ils peuvent se les foutre au cul, ça marche pas ici. Donc là, après que Patrick Swayze, Van Damme et un paquet d'autres, je sais plus qui, mais la liste est longue, aient refusé d'aller s'afficher là dedans beh Bill Murray y est allé. Il devait avoir besoin du fric.
Beaucoup ont dit que c'était la meilleure scène du film. Ça m'a permis de comprendre un truc, c'est pourquoi il y a toujours des gens qui font les plantons trois heures devant les cinés ou n'importe où pour voir quelqu'un de connu et qui sont contents de voir quelqu'un de connu parce que eh, c'est quelqu'un de connu. Là, c'est pareil, y avait Bill Murray dans le film et vous avez du comprendre, il est cool Bill Murray. Avant ça, y avait Tyson dans Very Bad Trip mais c'était rien à côté de ça. Les caméos de mecs qui jouent leurs propres rôles dans les films, c'est la nouvelle plaie dans les films, les mecs ont droit à un "vrai" rôle, se donnent ainsi une image faussement cool du mec qui connaît l'autodérision et tout alors que que dalle, tout est contrôlé et il a dû faire écrire et réécrire le scénar par ses agents et managers mais bon. Autant je suis pas contre un petit caméo bien foutu et inattendu genre Ray Romano qui se fait insulter par Eminem dans Funny People, ça dure trente secondes, c'est moyennement drôle mais ça passe bien. C'est pas dix minutes pas drôles du tout en plein milieu d'un film au rythme chaotique.
Ça, c'est LE passage gratuit qui sert à rien, caméo de merde ringard qui ralentit encore un peu plus le rythme d'un film qu'avait pas besoin de ça pour être encore plus chiant. Le rythme du film, c'est le rythme auquel marcherait un vieux après qu'on lui ait pété les jambes avec son déambulateur et qu'on ait foutu le truc à la flotte sous son nez juste pour le faire chier. Encore dix minutes de vent et de culte de la personnalité en prime et le puceau bute BIll Murray sans faire exprès. "T'as tué Bill Murray". Ils répètent le nom à la moindre occasion, ils ont du sortir les gros sous pour l'avoir et faut rentabiliser. Ils se débarrassent du cadavre. Ils habitent tous ensemble comme une vraie petite famille.
L'autre leur raconte pour son fils qu'est mort en disant qu'il avait pas autant pleuré depuis Titanic. Comment on peut prendre au sérieux un truc où même ce qui est sensé être triste pour le mec est prétexte à une blague pour lui. Et encore une fois, l'originalité de la blague, une vanne sur Titanic. Pfiou. Rarement vu autant de potasseriez étalée sur un écran en si peu de temps.

Comme tout bon puceau et canard qui se respecte, le mec qui picole pas va boire du vin avec la fille. Ils discutent. Bla bla bla. Ils ont fait que ça pendant une heure, il reste vingt minutes, autant continuer comme ça. Le pauvre, à la fête où les filles invitaient les mecs à danser, personne l'a invité. Y en a un paquet qu'ont du s'identifier à ce passage là. Ils dansent. Ils se regardent. Elle lui dit qu'il est mignon et qu'elle coucherait avec lui. Là, il a envie de se branler mais ça arrivera pas à l'écran vu qu'au fond c'est le film le plus puritain de 2009, la famille Camden est allée le voir et ils l'ont conseillé à leur paroisse "Y a un peu de sang, quelques jurons mais c'est un beau film et surtout il n'y a pas un sein, bon un sein de stripteaseuse dans le générique mais c'est les créatures du démon, c'est rien !". Elle le laisse presque l'embrasser mais Harrelson arrive à ce moment là et nique tout. Elle dit qu'il lui plaît vraiment puis la pute, s'étant rendue compte qu'elle tombait amoureuse du puceau s'est de nouveau cassé avec sa frangine.
Elles dégagent dans un parc d'attraction où elles font le truc le plus malin au monde. Elles allument toutes les lumières et font du bruit pour attirer tous les zombies du coin. On demandera pas comment elles ont fait pour survivre aussi longtemps en étant aussi connes.
Bref c'est bientôt la fin, les deux autres idiots viennent les aider, et c'est parti pour 1/4 d'heure de tir au pigeon débile sur des zombies. Ben ouais, ça s'appelle Zombieland mais y a eu 5 minutes de zombies au début et rien depuis alors faut quand même en donner pour leur argent aux gens qu'ils puissent le conseiller à leurs amis donc voilà. 15 minutes à tuer des zombies. Grave intéressant. On regretterait presque les passages où ils discutaient tiens.
Les mecs sauvent les filles pas si fortes que ça. Le puceau surpasse sa peur des clowns, elle lui dit qu'elle s'appelle Chrystal, gros nom de stripteaseuse, il l'embrasse, sont tous contents sauf l'autre loser qui trouve pas ses Twinkies. Et en fait, il tombe sur la réserve de Twinkies sur laquelle le puceau vient de tirer, wah trop drôle !!!!!!!!11!!unun!! Putain quelle merde.
Puis voix-off finale ultra gay tant attendue et éventée par mes soins depuis le début, "oh là là tous ces gens autour de moi en fait c'est ce qui se rapproche le plus de ce que j'ai toujours rêvé d'avoir : une vraie famille", l'autre récupère un Twinkie, les valeurs classiques des films Américains sont respectées à la lettre, la famille c'est trop bien, si on en a pas, autant être un zombie, même Gayxar aurait pas osé aller aussi loin, un dernier coup de portière sur un zombie, musique rock de lycéennes, en route pour Zombieland II, j'espère qu'il sera en 3D !!
Putain ils sont cons les ricains...

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