jeudi 30 juillet 2009

Journal de l'accroc aux films de merde - Entrée #4


Cher journal,
Force est de constater qu'il n'y a pas grand chose au ciné ces temps ci. Pourquoi les gros films de l'été sont tous ultra-chiants et puent la mort ? Oui, même toi, Transformers 2, t'es trop long, je t'ai rendu visite qu'une fois. Pourquoi vous avez tous que dalle à raconter mais prenez quand même 2h30 pour le faire ? Quand on s'appelle Zodiac ou L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Redford, on peut faire ça. Mais quand on s'appelle Casino Royale ou Michel Hommme, soit on arrête le ciné, soit on fait des films d'1h30. Prenez exemple sur Torque ou xXx² : en 1h10 ou 1h30, tout est dit, Ice Cube a tout fait péter, menacé trop de mecs et on est déjà sur le chemin du retour.
Faiseurs de films, prenez exemple sur Ice Cube.

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Selon Tony Jaa : une planche de surf/skate-board

Ong Bak 2 en fait je l'avais vu en projection de presse y a deux-trois semaines et j'avais oublié d'en parler dans les précédentes aventures de l'accroc aux films de merde. Et c'est pas parce que c'est de la merde que j'en ai pas parlé, c'est juste que j'avais oublié que je l'avais vu. De pas avoir de ticket, ça me trouble et ça fait comme si j'avais pas vu le film. Même si à la place j'ai eu un gigantesque dossier de presse où on m'explique qu'un film trop épique où un mec défonce un crocodile, surfe sur des éléphants, égorge une bonne centaine de mecs et pense qu'à se venger est en fait le chantre de la philosophie bouddhiste et ce genre de choses. Ong Bak 2 le bourrin philosophe. Ca ressemble à un Conan viet en fait, ça a plus grand chose à voir avec le premier à part que Tony Jaa est toujours là et que cette fois il réalise. La fin est un grand moment d'hilarité prosélyte.

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Et Edward me serra dans ses bras puissants, il était encore plus beau que Dieu...

Un ado de 15 ans est malade, une femme plus âgée le raccompagne, elle ressemble à cette fille qu'avait joué dans Titanic. Une fois soigné, il vient la remercier, ils baisent et remettent ça le lendemain et le surlendemain et le jour d'après et tous les jours. Il lui lit un bouquin, elle couche avec lui. Et comme on dit dans ces cas là : mais cette passion torride et sulfureuse sera rattrapé par l'Histoire et le poids d'un secret inavouable.
La première partie sur leur histoire d'amour est bien alors qu'il se passe rien. La deuxième partie sur la confrontation des personnages avec leur passé, ce qu'ils auraient du faire, ce qu'ils pourraient faire, sur les choix moraux et tout le bordel est par contre très très bien. Mais la troisième partie avec des gros morceaux de rédemption labellisés Max Havelaar dedans est plus faible. Dommage.
En gros, le film est très bien, souvent très juste, bien joué, lourd de sens, bref il avait tout pour avoir un paquet d'Oscars mais le problème du secret inavouable c'est que c'en est même pas un. Rien que là où j'habite, plein de gens savent pas lire ni écrire et ils en ont pas honte, ça m'a un peu cassé le truc. Ca et le fait que ça se passe en Allemagne, avec des Allemands mais qu'ils lisent des bouquins en anglais et s'envoient des SMS de l'époque, des lettres quoi, en anglais.

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Yé, j'vais leur faire croire que je suis pu anorexique avec un gros ventre en livre !

Lindsay Lohan est de retour au cin... euh à la télé. Labor Pains est un téléfilm qui aurait pu sortir au ciné vu qu'il a plus de niveau que beaucoup de films de merde qu'on nous sert et que je m'empresse d'aller voir... Sans doute pour les encourager à continuer : une entrée c'est une entrée, qu'on aime ou pas, ils s'en tapent.
Labor Pains c'est genre la comédie de la crise. LiLo est assistante slash esclave dans une maison d'édition runnée par le Docteur Spaceman de 30 Rock ! Et un jour, il en a tellement plein le cul d'elle qu'il décide de la virer mais elle, elle a l'idée du siècle et lui dit : You can't fire me : I'm pregnant, ce qui veut dire dans la langue de Rohff qu'il ne peut pas la mettre en feu parce qu'elle est enceinte !
Dès lors, c'est Juno à l'envers, Tootsie des bébés, ça passe vite, le casting est cool à l'exception du viet de 30 piges qu'est dans tous les films pour remplir le quota asiatique con, meilleur pote du héros issu d'une minorité, j'ai même pas honte de dire tout ça, c'est vrai. Souvenez vous de la plaie dans Disturbiaaaaa, dans le remake de Vendredi 13, dans Twilight, dans Las Vegas 21 etc... Bref ça fait deux ans qu'il est là avec une pancarte genre "Ruining your movies since 2007". Heureusement on le voit pas beaucoup dans Labor Pains.
A part ça, c'est vraiment cool comme film et je vous raconte pas la fin, on s'y attend trop pas. Ho-ho-ho.

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Ghey. Pas très drôle. Aussi attendu que cette vanne. Provoc dans le vent. Tout sent le truqué à l'inverse de Borat qui était beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux et plus drôle. Le plus drôle, ça aura été le couple qu'a quitté la salle à la vue d'une bite. Limité donc. C'était très très prude en fait : South Park a fait pire.
Ohlàlà et la fin avec tous les branleurs du monde, de Bono à Snoop Dogg, c'était franchement la goutte d'eau. Heureusement cher journal, j'allais voir une comédie qui allait assouvir mes bas instincts...

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On va dire que la photo parle d'elle même.

Un type qui se la joue Jonas Brother, anneau de pureté et tout décide enfin de sauter le pas et de LE faire avec sa copine le soir du bal de promo. Manque de chance, il tombe dans les escaliers et dans le coma. Quatre ans et un coup de batte dans la tête après, il se réveille et sa copine est devenue playmate chez Hugh Hefner, chez Playboy quoi. Le mec dit que c'est de la pornographie, on va dire qu'il a rien vu à ce niveau là.
On a donc le héros "normal" et son acolyte débile, abruti, sous-Jim Carrey sous acides qui se lancent dans un road-trip pour arriver au manoir Playboy et récupérer la princesse. Y a plein de blagues sur le caca, de trucs débiles, un rappeur qui s'appelle Queue de Cheval Mégabite, des trucs débiles, des filles, des pompiers tarés, des lesbiennes insatiable mais surtout un bon rythme et une assumation totale de ses conneries. Résultat on se fait moins chier qu'à Brüno ou Very Bad Trip, même si Miss March est fondamentalement moins bon à tous les niveaux que ce soit la réalisation ou les acteurs.
Mais bon Miss March > Very Bad Trip > Brüno.

1 commentaires on "Journal de l'accroc aux films de merde - Entrée #4"

Julien on 30 juillet 2009 à 05:05 a dit…

Une chronique savoureuse et pleine d'humour qui a le mérite de poser une question grave : l'auteur sera-t-il un jour rattrapé par le poids d'un secret inavouable ?
Quelle que soit la réponse, on continuera à suivre ces critiques bien plus funs que la moyenne et surtout finalement plus intéressantes que les films qu'elles concernent ! Continuez à sortir des films "de merde" messieurs d'Hollywood (et d'ailleurs) et longue vie à ce blog !

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