vendredi 3 avril 2009

PS : I <3 You


Chers amis,
Je suis allé voir un film de merde ce soir. Le genre de films qui, une fois commencés, vous font vous dire au bout de deux minutes: "J'suiiiiiiiis con.". Et qui vous font regretter au fur et à mesure de ne pas avoir évacué les lieux et être rentré chez vous, dans votre édifice personnel, pour faire quelque chose de mieux genre... rien. Parce que là, ce PS: I Love You atteint le niveau 0, les sous-sols, les caves du film romantique de bonnes femmes qui n'intéresse personne, à part les gens qui en forcent d'autres à aller observer ce genre d'immondices.

De quoi parle PS: I Love You? Il parle de Million Dollar Baby alias Dents-de-Cheval alias Faux-Zizi qui est marié à 300 en personne, qui est Ecossais et qui joue un Irlandais, mais on a vu pire, on nous a dit que Colin Farell et Jamie Foxx étaient des acteurs, c‘est le ciné, c‘est magique les mecs. On assiste donc à l'intro la plus minable du cinéma contemporain, car d'habitude les films commencent bien et c'est après que ça se gâte, là non, ça commence mal et c'est de pire en pire. Un peu comme la lèpre ou la syphilis mais en film. On voit donc Hilary Swank et Gerard (la honte, Gerard) Butler en train de s'engueuler pendant 5 minutes puis se réconcilier et se faire des bisous pendant 5 autres longues minutes. C'est sensé montrer de façon maligne qu'ils s'aiment. Ca montre surtout comment ne jamais commencer un film. Puis le générique commence et là on se dit "Putain de merde, c'est seulement le générique de début, qu'est ce que j'ai fait pour mériter ça? J’arrêterai de vanner Miami Vice à chaque fois.", tout en regardant le carré lumineux de la sortie de secours.


Gerard Butler.

Après ce générique qui ne nous apprend rien qu'on ne sache pas déjà, (noms des acteurs, titre du film, réalisateur, wah trop fort), on se rend compte que le générique en plus d'être inutile est un putain d'enfoiré car il nous a volé ce qui aurait sans doute été le meilleur moment du film... En effet, entre l'intro et la fin du générique, 300 est mort, et on a raté ça! Le plus drôle, c'est qu'il est mort d'une tumeur au cerveau. Je sais, ça pose un gros gros GROS problème technique vu le mec mais ce n'est pas moi qui écrit les films. Et ils n'ont pas l'excuse de la grève ceux là. Suit une scène de veillée à l'irlandaise où tout le monde est souriant, picole et fait la fête en l'honneur du cadavre. Soi-disant pour la tradition, mon cul, c'est parce qu'ils ne l'aimaient pas qu'ils font la fête et ils se réjouissent qu'il soit mort parce qu'ils n'auront plus à le supporter, que ce soit ses blagues pas marrantes ou ses tentatives de jouer de la guitare. Et oui, c’était un cliché ambulant le pauvre. Il est mieux mort.


Leonidas n’avait plus de piles.

Après vous avez tous les clichés du genre quand le sextoy vivant de quelqu'un meurt dans un film: on regarde les vieilles photos, on appelle la messagerie 50 fois juste pour entendre "sa voix", on se lave plus, on fait des trucs HS, on s'affiche tout seul, etc etc... Puis au bout d'une demi-heure, le film commence, c'est l'anniversaire d'Hilary Swank qui reçoit un gâteau de la part de son défunt mari,elle croit à une blague du ringard qui jouait dans Buffy, mais nan, c'est bien 300 qui a envoyé le gâteau, et avec un magnétophone dans lequel il a enregistré un message. Le message dit qu'en fait c'est lui Saw, qu'il n'était pas allé en Thaïlande pour affaires et qu'elle va recevoir des lettres avec ses instructions.

Le film après ça, c'est Saw pour les victimes et les mecs qui ont envie de coucher et qui font semblant d'aimer, parce qu'ils savent que s'ils osent dire la vérité à leur "partenaire" féminine, ils ne coucheront plus jamais. De toute leur vie. Pour jouer depuis l'au-delà, Butler lui dit de chanter à un karaoké, de partir en vacances là où il habitait quand il était petit, d'avoir l'air niaise et d'ennuyer tout le monde. Elle couche avec un ancien pote de son mari, sans le savoir au début, puis à la fin, il y'a des chances qu'elle se mette avec lui, je dirais qu'il y'a de grandes chances même, mais c'est trop subtil pour moi alors je sais pas. Par moments, on en vient à se dire, tellement on se fait chier, que le mari n'est peut être pas mort et que ça ne serait pas plus naze si on nous le ressortait de derrière les fagots à la fin... Puis il y'a ses amies, la moche de Friends qui refait son personnage de Friends et celle des deux de Bound qu'a pas joué dans Chucky, sont toujours avec elle et comme 1h20, c'est pas assez pour un truc minable comme ça, on a les sous-intrigues. La première veut se marier et tombe sur Ryan O'Reilly en personne qui à un moment la regarde comme s'il allait la tuer puis la violer alors qu'il vient de l'embrasser. Ca aurait pu sauver le film ça. Et la deuxième attend un bébé. Voilà, trop bien. Me remerciez pas, je vous fais faire des économies. Et niveau guest-stars, y’a le tunnel qui a joué dans A Vif, à croire que Central Park est tout petit, ils nous montrent toujours les mêmes trucs.


Ce qu’il écrit à Hilary Swank dans sa première lettre.

Le tout est bien sur entrecoupé d'inévitables flashbacks bien pourris et interminables qui contribuent à faire dépasser la barre des deux heures à cette chose que certains appellent film. Parce qu'il faut savoir que le film se traîne tout du long pour ne mener à rien. A la fin, Swank lâche son boulot relou et devient designeuse de chaussures hideuses que même les quatre abruties de Sex and the City ne voudraient pas et y'a un twist de fou... Attention, la mère de Swank était de mèche avec Butler pour les lettres et tout, c'est vraiment comme Saw, vivement PS: I Love You More, comme ça on apprendra avec stupeur et effroi qu'en fait tous les amis de Swank savaient aussi mais ont fait semblant que non. Scénario, réalisation, acteurs, tout le monde est au diapason pour faire n'importe quoi, genre faire caca et l'étaler partout exprès pour jouer. En plus de l'histoire super faible, la réalisation ne fait rien pour arranger les choses, c'est plat, le montage est mal fichu... La musique, on dirait qu'ils ont fait une compilation de toutes les pires soupes imaginables, ont payé les droits à payer et en ont mis un max tout le long du truc. Dès qu'ils pouvaient. En plus de vouloir s'arracher les yeux, on veut se crever les tympans avec la paille du milk-shake du MacDo... Vraiment.


Butler dans son nouveau lieu de résidence.

En plus de ça, c'est bourré d'incohérences ou de trucs bizarres qui font que les gens qui ne sont pas lobotomisés devant cette bêtise froncent les sourcils plus d'une fois. Genre Butler et Swank qui arrêtent pas de s'engueuler pour le fric de leur vivant mais, après des notes d'hôpital qu'on imagine balèzes, il arrive à payer pour organiser un voyage pour trois en Irlande avec en plus une location de maison. Y'a des promos cancéreux chez Promovacances? Je sais pas.
Pour continuer sur le fric, ils avaient déjà pas beaucoup de fric, mais seule, elle arrive à continuer à payer le loyer pour son appartement et à y vivre? Bizarre, mais admettons car de toute façon, on sait que son mari n'avait pas d'assurance vie, les Spartiates n'en ont pas besoin. Ca aurait été un film français, la fille se serait magné le cul de retourner vivre avec les bouseux, en province, chez ses parents. Mais elle habite à Mitoville, (eux disent New York,) alors ça va.
Ensuite, on apprend dans le film que Butler a 35 ans et elle 29/30 ans, il y'a donc 5/6 ans de différence et il est dit que Butler est le premier mec de Swank, on en déduit qu’il l'a donc connue très jeune. Pédophile han! Détournement de mineure han! Mais un flashback pourri casse tout ça. Dommage. Surtout que le flashback est sensé se passer quelque chose comme 10 ans avant et qu’ils ont exactement les mêmes gueules de cons que dans les autres scènes.
Après on a la mère qui est complice du jeu des lettres mais qui dit quand la deuxième lettre arrive que c'est vraiment une idée de merde et qu'il ne faut pas continuer. Hmmm, c'est cohérent. Et ce n'est pas fini. La mère dit qu'elle a la clé de la boîte à lettres, on en déduit que c'est elle qui mettait les lettres dans la boite de Swank mais on a toute une séquence où on la voit attendre que le facteur lui donne son courrier, dont une des fameuses lettres. J'ai eu l'impression qu'on se foutait de ma gueule, que quelque part le mec qu'avait gribouillé tout ça devait bien se marrer. Les mecs, ils écrivent des films, ils passent des mois dessus et en le voyant une fois et en ayant rien à foutre de ce qui se passe à l'écran, je retiens tout ça, j'ai du en laisser passer des conneries.


Reposant enfin en paix.

A part ça, je fais du diabète depuis quelques minutes, j'ai reçu un afflux trop important de sucre dans le sang en voyant ça. Oui, c'est niais à ce point. Au point de donner le diabète aux gens, je suis aveugle et ils ont commencé à m'amputer des doigts de pied. Franchement, c'est tellement lourd et les cordes utilisées, pas des ficelles, tellement grosses que si quelqu'un arrive à pleurer devant ça, c'est vraiment une personne pathétique et faut lui dire. Et ceux qui ont aimé et n'ont pas pleuré ou quoi mais qui se sont contentés d'aimer, je crois qu'ils sont encore pire et sont dans une situation encore plus tragique/sinistre. Les autres ont une excuse : c'est des victimes qui pleurent devant les films. Une fois, le film terminé on regrette qu'il n'y ait pas eu un dernier twist genre PS: J'étais Gay ou PS: J'avais le SIDA, comme ça il l'aurait faite galérer pour rien, on se serait autant ennuyés mais on aurait pu se réjouir de savoir qu'elle avait VRAIMENT fait tout ça pour rien. Mais même pas, c’est resté répugnant jusqu’au bout.




PS: I Love You Not

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