vendredi 3 avril 2009

HIGH SCHOOL MUSICAL 3 : NOS ANNEES LYCEE de Kenny Ortega


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High School Musical 3. Un titre qui fait cauchemarder.
Surtout quand votre expérience de la comédie musicale se limite à Moulin Rouge et quelques classiques vus au lycée justement. Mais là, HSM, on appelle ça comme ça quand on est kewl, ça accumule.
Déclinaison au ciné de deux téléfilms Disney qui ont fait encore plus d'audience que la crucifixion de Jésus à l'époque. Des B.O. qui se sont vendus par cargos entiers. De jeunes acteurs trop propres sur eux pour être honnêtes. Le vrai cauchemar donc.
Surtout que même au ciné ça cartonne à mort, on se disait que les gens regardaient ça à la télé parce que c'était gratuit mais en fait, même payant, ça les branche, encore plus même. Surtout que c'est une leçon de marketing redoutable, à une époque où on gueule que les gens téléchargent trop, ce film cartonne grave au ciné et la B.O. est le CD le plus vendu de l'année. Pourquoi ? Parce que le public de ça, majoritairement des petits, sait pas/est trop con pour télécharger.
Passons sur ce qui vous mène dans la salle. Le plus gros du travail est fait.
Une fois le logo Disney dégagé, on entre dans le vif du sujet, les choses sérieuses commencent...

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Ça, c'est le premier plan du film. La première image qu'on voit. Autant dire qu'il faut des couilles pour commencer un film de cette façon. Y a un petit ralenti sur le visage de Zac Efron (Troy Bolton), dégueulasse, en sueur, hors d'haleine, et ça y est on est dedans, un match de basket entre les rouges et les bleus qui sont méchants et poussent Troy par terre. On ne connaît pas les enjeux du match, ni rien, on voit juste Zac, son pote Corbin Bleu, alias touffe de ouf, alias Chad dans le film, et ils ont l'air malheureux alors on est avec eux.
Le match a l'air mal parti pour les rouges, les Wildcats, ils ont 20 points de retard. En gros, c'est la merde. Heureusement, c'est la pause et ils vont au vestiaire avec papa Bolton. Et là, ceux qui n'ont jamais vu les autres High School découvrent un coach Bolton super cool et conciliant, il les engueule même pas. Il leur dit juste :

Oubliez le score parce que maintenant, le chiffre qui compte, c'est seize. Il vous reste seize minutes à jouer. Les seize dernières minutes du match... de la saison... et pour les élèves de terminale de l'équipe : les seize dernières minutes avec le maillot des Wildcats.

Le tout sur de la musique émouvante à la Bruckheimer/Bay des grands jours. C'était très beau. Troy termine le discours, Chad chauffe tout le monde en faisant le mec qu'a Alzheimer : - Quelle équipe ? - Les Wildcats ! - QUELLE EQUIPE ? - LES WILDCATS ! et c'est reparti. Ils vont vivre à fond ces 16 dernières minutes en tant que Wildcats. Ils reviennent sur le terrain super chauds et commencent à chanter Now or never tout en jouant.



Les cheerleaders hurlent qu'ils sont les W.I.L.D., Wildcats ! Les mecs pour la plupart disent que c'est la dernière fois qu'ils peuvent montrer qui ils sont, marquer l'histoire et tout et tout... Mais surtout que c'est la dernière fois qu'ils peuvent faire ça bien, que c'est la dernière fois qu'ils peuvent faire ça tous ensemble. On aurait pas le match de basket sous les yeux, on croirait qu'ils parlent d'autre chose, mais tous les sous-entendus ça viendra plus tard.
Surtout que Chad, le meilleur pote de Troy, a vraiment l'air d'être dans une phase Brokeback Mountain avec ce dernier. En plus de pas avoir l'air super intéressé par les filles alors qu'il FAUT quand on vit dans cet univers Disney-ien du lycée East High, il veut que Troy et lui aillent dans la même université, qu'ils soient pour toujours dans la même équipe, qu'ils continuent à prendre leurs douches ensemble et tout et tout. Quand Troy lui dit qu'il pourrait ne pas aller dans la même université que lui, la détresse dans les yeux de Chad est la même que celle qu'on peut lire dans ceux d'un homme qui verrait toute sa famille se noyer sans pouvoir rien faire.
Bref, grâce à la magie de la chanson, ils reviennent au score mais c'est sans compter sur les méchants bleus qui font encore tomber Troy. Et là, scène de fou à Il faut sauver le soldat Ryan, Troy est au sol, tout le monde crie son nom au ralenti, ce qui donne TroooOOOOOYYYYYYYYY !, mais il est encore en état de choc, jusqu'à ce que dans le public, un peu con, qui se met des panneaux sur la gueule pour être sur de rien voir, une silhouette s'élève en chantant : Troooooy!. C'est Gabriella, sa petite amie, celle qui le reste du temps commence toutes ses phases chantées par des oooooooh ou des aaaaaah. Comme les chanteuses françaises.
Il répond qu'à ce moment précis, il a du mal à respirer, elle dit qu'elle croit en lui ou un truc du genre, il dit d'accord et le match reprend deux secondes, le temps que Troy tire ses lancers francs et... temps mort. Le coach qui est quand même le coach préfère écouter Troy, élève de terminale, qui dit qu'il faut laisser le petit jeune qu'a rien fait de sa vie, à part stalker Troy et qui s'appelle Jimmy Zara ou Rocketman, marquer le point de la victoire. Le coach accepte et ils gagnent le match.

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Rien que cette intro, c'est un des grands moments ciné de l'année. Tout est tellement poussé à l'extrême et dans ses derniers retranchements que le sourire, même s'il est moqueur, reste greffé sur le visage pour le reste du film qui, je sais pas si je suis devenu sentimental ou si je me victimise tout seul, fait très fin d'une époque. L'ambiance fin de lycée, mêlée de joie parce que vous n'aurez plus jamais de cours de philosophie et de tristesse parce que vous laissez tout ça derrière est pas mal retranscrite. Même si on parle d'un film Disney bourré de branleurs qui ne vont jamais en cours. A part en cours de théâtre.
Le reste du temps ils traînent dans les couloirs ou à la cantine. Mais ils ont l'air d'être de bons élèves vu qu'ils auront tous leur diplôme à la fin. A moins que les profs leur donnent parce qu'ils en ont marre dès que l'un d'eux pose une question voir tous les autres commencer à chanter et danser avec le mec, connaissant déjà toutes les paroles et toutes les chorégraphies. C'est vrai que ça doit être déconcertant de voir ça toute l'année. T'es prof, t'interroges un élève, le petit con a pas appris parce qu'il a facebooké toute la soirée et il te répond en chantant et dansant et les autres le suivent.

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La petite amie de Troy est donc Gabriella, alias Vanessa Hudgens, celle qui prend des photos d'elle nue et les envoie à "Tout Internet" au lieu d'un seul mec. Elle s'est peut-être dit, dans une logique tordue, qu'on allait parler d'elle, qu'on allait la prendre pour une grande et lui proposer des bons rôles. Mais tout ce qu'elle a gagné c'est une réduction de salaire par rapport aux autres (que 3 millions).
Apparemment l'histoire du 1, c'était qu'elle faisait partie des bons élèves et que les potes de Troy le faisait chier parce qu'il lui parlait. Ils disaient genre Han. Haaaan. HAAAAAAAAN! dès qu'ils étaient ensemble alors ça a saoulé Troy qui leur a montré que les préjugés c'était pas cool et que de toute façon, elle était aussi gay que eux tous vu qu'elle aussi pouvait chanter et danser. Dans le 2, je sais pas ce qu'ils ont fait mais apparemment c'était nul, ça parlait d'un country club super réputé qui trouvait personne de mieux à engager que tous les losers du lycée East High. Y avait plus de lycée, ni rien. Ça faisait un peu comme Miami Vice où le film se passait partout sauf à Miami. D'après les experts, le seul passage cool d'HSM2 c'était Troy qui s'énervait sur Bet on it.



La relation Troy/Gabriella se résume à grimper dans des arbres. Troy a l'air d'avoir un fétiche sexuel assez troublant par rapport aux arbres. Il y a sans doute une explication psychanalytique derrière tout ça mais on est pas là pour se faire chier avec ça, on est comme les mecs du film, on va pas en cours, on veut faire des trucs cools genre traîner dans les couloooooooooirs. Dédicace au rappeur du 9-2.
Ils aiment aussi aller sur le toit du lycée qui sert aussi de club de jardinage, où ils doivent sans doute faire pousser de l'herbe qu'ils fument et leur donne leurs idées de chansons. Un endroit qui leur permet aussi de nous montrer que la ville où ils habitent est la proie du réchauffement climatique. Ils sont habillés normalement, c'est bientôt l'été, et tout à coup, juste après un passage dramatique qui porte sur un problème que j'ai oublié, il se met à pleuvoir un truc de ouf.
Le gros problème de la relation Troy/Gabriella et l'un des noeuds dramatiques du film, c'est qu'ils vont au bal de promo ensemble mais qu'ils n'iront pas à l'université ensemble. Ils seront séparés de plusieurs milliers de kilomètres. Et ça a l'air de bien les faire chier. On pense qu'ils ont une sexualité de lapins pour que ça les emmerde autant. Mais même pas, ils se font juste des bisous sur la joue ou sur la bouche (fermée). Le premier vrai baiser intervient après plus d'une heure de film. Et ils sortent ensemble depuis qu'ils sont en 2nde. Il est pas près de pouvoir faire tout ce qu'il a vu sur le Net le petit Troy.

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On reviendra plus tard sur Troy. L'autre grand personnage est Sharpay, subliment interprétée par une Ashley Tisdale shakespearienne. La Paris Hilton de l'école, la Britney Spears du coin qui finira elle aussi par se raser les cheveux quand elle comprendra enfin que Troy n'a rien à foutre d'elle. C'est la fille qui arrive au lycée, (avec de trop belles bottes violettes à talons hauts du meilleur goût que je veux échanger mes baskets Puma jamaïcaines contre ça), et qui a deux-trois demeurés prêts à lui laver sa voiture. C'est ce genre de filles. C'est aussi LA drama queen du lycée, auto-proclamée meilleure actrice d'East High, surnommée la Heath Ledger de l'école, toujours prête à avoir le premier rôle et à passer pour une abrutie comme en témoigne l'un des rares échanges volontairement marrant du film :

- C'est quand le match ?
- C'était hier...
-Bonne chance ! Toodles !


Trop tard, vous avez rigolé trop fort, vos voisins qui lisent la même chose que vous en ce moment se disent "Putain, c'est un bouffon le mec du dessus/dessous/d'à côté ! ". Bref, Sharpay c'est surtout la fille soi-disant la plus populaire du lycée mais on ne la voit traîner qu'avec son frère, Ryan, que tout le monde pourrait croire gay et qui est chorégraphe officiel du spectacle de fin d'année. Le High School Musical du titre. C'est franchement bien foutu.
Sharpay a aussi une assistante personnelle, une Anglaise avec un accent horrible qui rêve d'être Sharpay et qui s'appelle Tiara Gold. Elle la suivra tout du long, en jouant non pas double jeu mais triple jeu. C'est un film assez complexe pour ça. Je sais pas si emmener des petits le voir est très judicieux.
Y a d'autres personnages, mais à part la mignonne metteuse en scène, on s'en fout un peu de leurs life. Ils sont là pour danser derrière les autres. On se fout autant d'eux qu'on se fout des danseurs que le séant de J-Lo cache dans l'arrière plan de ses clips. Les pauvres se disent que c'est le gros coup de leur carrière mais on ne les voit pas. On n'a d'yeux que pour J-Lo ou ici, pour Zac, V. et Ashley Tisdale.

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Alors que tout ce petit monde s'affaire pour préparer le spectacle de fin d'année et surtout pas aller en cours, - c'est les mêmes qui votent Obama et se plaignent qu'ils n'ont pas de boulot ça :-( - , le drame couve aux environs d'East High. Tout le monde se prépare pour le bal de fin d'année, un grand moment dans leurs courtes vies, comme en témoignent les paroles de la chanson A Night to Remember où on leur dit que c'est une soirée qu'ils n'oublieront jamais, que limite ils doivent vivre pour cette soirée et qu'en gros, ceux qui n'iront pas sont des gros losers. Même si c'est pas dit clairement.
Mais Troy a peur pour son avenir. Il a beau être un gros connard vu qu'il joue à cacher les vêtements des petits et les faire courir quasi-nus dans le lycée, il n'en est pas moins comme tout le monde : il a peur de ce qu'il va faire de sa life une fois le lycée fini. Il ne sait pas s'il doit aller dans l'université où il veut que son père aille et où son amoureux secret, Chad, va, s'il doit tenter Julliard (la Terre Promise de tous les "artistes" des films pour ados) qui pourrait lui donner une bourse ou s'il doit se suicider.
Comme c'est le moment de la donc sacro-sainte Zac Efron's Angry Scene, il met un sweat à capuche, vole (on pense) les clés du lycée à son père et part roder comme un loubard à l'école. Regardez la vidéo. avant de procéder à la suite de la lecture.



Comme on peut le voir, Troy arrive à l'école. Les éclairs et le tonnerre ajoutent au dramatisme de la séquence. Les plans dans cette séquence sont très longs. Ils prennent le temps de dépeindre l'état intérieur de Troy. Dans le premier plan, il s'approche de nous, il nous regarde droit dans les yeux, il nous demande implicitement ce qu'il doit faire, puis un panoramique de suivi droite-gauche le suit tandis qu'il avance vers son vestiaire. Il a un regard nostalgique pour les trophées. Il sait qu'il va laisser ça derrière lui. La musique accentue cette tristesse.
Il retire son sweat, effet garanti dans les salles, on voit qu'il a de beaux dorsaux, Credit where credit's due comme on dit. Certaines spectatrices préféreraient qu'il reste comme ça mais il est venu là pour une raison, remettre une dernière fois son maillot. Aller contre l'ordre établi de l'univers qui lui avait pourtant dit au début que c'était la dernière qu'il le porterait. Mais Troy est un bonhomme, il s'en bat les couilles, il est vénèr. Alors il commence à chanter. Comme Daniel Powter.
Il dit que le jour où ta porte est fermée, des échos vont remplir ton âme, ils te diront pas où aller alors il faudra faire confiance à ton coeur. Pendant ce temps, il a montré ses biceps et il est passé au deuxième plan.
Direct sur le terrain, il marche, tout seul, plan américain de beau gosse sur lui en train d'avancer et de disserter sur la difficulté de trouver quelle est sa place dans le monde. Il dit que c'est trop dur. Il entend les acclamations d'un public invisible. Il regarde le maillot de son pote. Et là, il a une sorte d'attaque. Les guitares électriques craquent. Nous y sommes, il est vénèr pour de bon !
Des ballons de basket tombent du ciel par centaines, il shoote dedans, leur gueule après, leur met des patates et tout. Il nous avoue qu'il est schizophrène (Voices in my head tell me they know best) et que ses démons le poussent à bout... Elles ont un plan mais lui il a mieux, il got the balls in my hands. Oui. Les ballons de basket si on reste premier degré Disney mais c'est peut être autre chose si on réfléchit au sous texte de la chanson. D'ailleurs, c'est pas si abusé que ça comme interprétation vu que les filles de la vidéo s'esclaffent aussi. Elles savent.
Et oui, c'est ses couilles qu'il a dans les mains et il compte pas écouter les putains de voix qui veulent le pousser à faire des choses qu'il ne veut pas. Les centaines de balles qui tombent du ciel sont une représentation physique de la puissance testiculaire de Zac. Et ce ne sont pas les seuls sous-entendus de la chanson qui tendrait à montrer que Troy à ce moment là ne sait plus s'il est vraiment hétéro ou gay.
Il dit This time is man-to-man, cette fois c'est d'homme à homme. Troy et son for intérieur. C'est le combat en lui, pas seulement pour savoir dans quelle université il va aller, mais qui il va être. La seule femme qu'il aime est partie et il lui reste Chad. Le fait qu'il ait regardé le maillot de Chad juste avant de craquer le prouve, Troy est en fait amoureux de lui. Ils sont amoureux l'un de l'autre mais dans l'univers de Disney il n'y a pas de mots pour ça. Alors il faut être malin.
Dans le refrain, Troy dit qu'il ne sait pas quelle équipe est la mieux (gay ou hétéro ?), qu'il n'arrive pas à choisir, que c'est trop confus, qu'il a envie de crier (envie de faire son coming out mais il n'ose pas), mais surtout qu'il veut my own thing, son propre truc : il est peut-être bi. La chanson ne fera que refléter ce combat intérieur en prenant le choix de l'université comme "excuse" pour parler de quelque chose de plus important. Ces sous-entendus ne sont pas les seuls du film.
Rien que le logo sur l'affiche parle de lui même. Regardez bien le School en rouge et le 3 rouge lui aussi.

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L'un des plus voyants est celui du personnage de Rocketman qui veut à tout prix le vestiaire de Troy parce que ça l'aidera avec les autres mecs dit-il dans ses propres termes, comme si avoir ce vestiaire lui offrait une autorité naturelle et tous les droits sur les autres types de l'équipe. Mais le plus légendaire restera celui de la fraise au chocolat. Il ne reste qu'une fraise au chocolat pour Troy et Gabriella mais elle n'ose pas la prendre. La fraise est une métaphore, très osée, de la fellation, du fruit défendu, que Troy incite Gabriella à goûter, de façon très insidieuse. C'est peut être la meilleure fraise au chocolat du monde. Juste avant, Gabriella avait dit qu'un pique-nique sans fraises au chocolat n'était pas un vrai pique-nique. En plus de ça, Troy dit que les voix sont en train de pushin' pushin' pushin', elles poussent, poussent, poussent : pas besoin de dessin pour ça. En fait c'est des vrais cochons dans High School Musical mais en cachette.
Fermons cette parenthèse, la chanson continue. Les choeurs parlent d'un monde sens dessus dessous et Troy se retrouve dans les couloirs qui se mettent à tourner. Il marche sur les murs et tout. Ca ne fait qu'accentuer la confusion du personnage de façon vraiment évidente. Il est comme prisonnier de ce couloir, il rampe il est vraiment perdu.
Tout à coup, il glisse sur le sol, il reprend du poil de la bête, ça redevient LE Troy, un peu comme LE Batman ou LE Zohan. Il joue le rageux, il dit qu'il défonce la gueule au mur tout en marchant vers nous en faisant semblant d'arracher son maillot. Il fait un truc à la Yamakasi sur le mur, gratuit, il exprime sa détresse puis il fait semblant de taper sur son casier, il met un coup de pied dans les couilles du fantôme de l'école et fait même non pas une, mais deux vrilles sur lui-même, suivi de son geste technique préféré, celui où il écarte les bras comme un don de lui même vers son public.
Après il est en altitude dans les locaux, genre il commence à être au dessus de ses problèmes symboliquement, il prend de la hauteur par rapport à eux. Il hurle ses paroles, il a la rage, il sait plus s'il doit aller à droite ou à gauche, il est perdu, c'était Gabriella qui lui faisait traverser la rue ! Alors il décide de monter des escaliers à la place. Il monte les escaliers en faisant du headbanging de rocker ou d'autiste, c'est au choix selon l'humeur, et il arrive devant d'autres escaliers qu'il décide de monter L'Exorciste-style !
Arrivé là haut, il crie avec les éclairs derrière lui, c'est trop trop classe, et il saute par dessus un truc pour... arriver devant d'autres escaliers qu'il va à présent descendre. Il est monté pour redescendre affronter ses problèmes. Il descend ces escaliers super-pas content, en mode fâché, il saute dessus comme Mario saute sur la tête des hommes de main de Koopa, il arrive en bas de ces escaliers tout ça pour trouver d'autres escaliers ! C'est Kafka-ien ! Il descend vraiment pour de bon en Enfer les mecs !
Il en a tellement plein le cul, pas de la part de Chad qui voudrait bien mais des escaliers, qu'il prend un peu d'élan et saute genre 8 marches d'un coup. Le public est impressionné. Il arrive devant une grande photo de lui, tronant dans la cantine, qu'il décide d'arracher et il part en courant. On croit que c'est fini mais NON !
Il arrive dans les coulisses du spectacle de fin d'année et il danse comme une strip-teaseuse avec les cordes. Tout ça pour finalement arriver sur la scène et enfin CRIER, vraiment pour de bon. Et découvrir que sa prof qui n'a pas de vie et qui sert juste à sortir la phrase qu'il faut quand il faut était là tout du long assise dans la salle.

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Je sais plus si la scène rageuse arrivait avant ou après mais continuons quand même. Troy avait enfin trouvé un smoking qui ne soit pas trop large, ni trop serré et qui ne lui donne pas l'air bizarre, mais Gabriella lui a annoncé, alors qu'elle n'a pas encore fini le lycée, qu'elle part déjà suivre des cours en avance à l'université. Et là Troy est vénèr. Tellement vénèr qu'il jette son téléphone portable sur son lit, mais manque de chance, le téléphone rebondit et on l'entend s'éclater contre un mur dans un pathétique schbing ou un truc du genre. Ça dure une demie seconde, c'est un des trucs les plus drôles de 2008.
Aussitôt dit, aussitôt fait, la maison de Gabriella est à vendre et elle part à l'université. Là, on s'attend à un truc marrant, genre elle essaye de chanter à l'université mais tout le monde la prend pour une demeurée ou lui jette des chaises mais non, rien. L'université, c'est comme le lycée, sauf qu'au lieu de traîner à pieds avec Troy, elle traîne en vélo en souriant bêtement au ciel.
Pendant ce temps, le Zac resté à la maison est dégoûté et il finit enfin par aller à la caisse pour réparer son pick-up de violeur. A la casse, on apprend que Troy c'est Robert de Niro et que Chad c'est Will Smith. Que les voitures dansent aussi. Et surtout qu'il suffit de passer sous un vieux camion pour rajeunir de dix ans. En effet, on voit Troy et Chad passer sous un camion et ils en ressortent rajeunis de dix ans et ils terminent la chanson comme ça. Une fois le pick-up réparé, on ne se doute pas de la suite.
Mais une des scènes les plus WTF de l'Histoire récente du ciné arrive, j'ai cru pendant deux minutes que les personnages rêvaient ou qu'il y avait une feinte mais non, c'était la réalité. Troy attendait Gabriella à son université lointaine, perché dans un arbre. Le mec c'est LE stalker, on comprend qu'il soit l'idole de Rocketman. Mais là, elle lui dit qu'elle ne rentrera pas avec lui. Alors il repart dans l'autre sens, sans qu'on sache s'il arrivera à temps pour le spectacle !
Heureusement Rocketman se déguisera en Pimp et le remplacera pendant que les mecs de Julliard qui s'occupent de donner les bourses et qui ont l'air trop trop snobs iront s'asseoir grave loin de la scène histoire d'être surs de donner la bourse à n'importe qui. Le spectacle en lui même est bof, c'est un peu un medley du reste du film, un résumé pour ceux qui auraient cramé leurs derniers neurones et auraient déjà oubliés ce qu'ils venaient de voir. Il ne sert en fait qu'à confondre la méchante Anglaise. La seule étrangère est la vraie biatche du film, Sharpay fera ce qu'elle a fait dans les deux films précédents, elle s'excusera mais ça ne l'empêchera pas de refaire la même chose la prochaine fois.

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Le passage tout est bien qui finit bien. Tout le monde a son diplôme, même les abrutis. Zac fait le discours de fin d'année où il répète sans doute pour la troisième fois qu'il faut outrepasser les différences car on peut vivre tous ensemble. Yes we can. On voit lors de cette remise de diplômes qu'ils ont réussi à faire tenir un petit chapeau de lauréat sur la touffe de Corbin Bleu et que même le chien de Sharpay a droit à une tenue et à un diplôme. A moins que ce soit le chien qui ait le diplôme et que Sharpay soit en fait le chien du chien. Mais on verra dans le 4 pour ça.
C'est la fin, c'est le déchirement, c'est doux-amer. Ils se lancent dans une dernière chanson. High School Musical, dans laquelle ils nous supplient presque de ne pas oublier High School Musical. Mais on n'oubliera pas. Jamais. On les voit tous chanter et danser, ils font la chenille bizarre sur le terrain, on a même un plan vu de haut où les élèves se placent de façon à ce que ça fasse le logo des Wildcats. C'est en voyant ça qu'on se dit qu'on aura jamais de belles choses en France.
Le seul problème de cette fin, c'est que ça n'en a que le nom vu que ça n'en finit pas. Ça dure genre 10 minutes, on a même Chad, Gabriella, Sharpay, Troy et tout sur une scène avec un rideau rouge derrière eux. Des gros plans sur leurs visages souriants et le film ne nous offre même pas leurs destins. Ce qui est le truc de rigueur dans ces cas là. De beaux arrêts sur image et le truc qui s'affiche à l'écran genre :

- Chad a arrêté ses études et s'est coupé les cheveux
- Gabriella est morte dans un accident de voiture
- Troy a perdu l'usage de la parole et s'est fait amputer après un accident de voiture. Il conduisait sous l'emprise de fraises au chocolat
- Sharpay est morte d'une overdose après l'annonce de l'accident de Troy

Les salauds ne nous offrent même pas ça. C'est vrai que ça aurait rendu le film tellement mythique, tellement légendaire qu'il aurait fait péter l'échelle de Bruckheimer de l'awesomeness cinématographique. Il nous reste donc au final un film ultra-niais mais ultra-racailleux dans ses sous-textes et à la tonalité douce-(yay, on va devenir des grands)-amère(fuck, on sera plus jamais jeunes) plutôt réussie. Ça vaut pas 10/10 mais au moins 9,75.

Vivement le DVD, surtout qu'il aura une scène coupée assez épique qui aurait fait défaillir beaucoup de monde dans les cinés.

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Et vivement Footloose par le même réalisateur de génie, Kenny Ortega et avec Zac Efron à la place de Kevin Bacon. Sortie prévue en 2010, le rendez vous est pris. En attendant, on pourra revoir Zac dans 17 Again et Vanessa Hudgens sur le Net en photos.

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1 commentaires on "HIGH SCHOOL MUSICAL 3 : NOS ANNEES LYCEE de Kenny Ortega"

Anonyme a dit…

I love high school musical
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