vendredi 3 avril 2009

cacA VIF de Neil Jordan


A Vif de Neil Jordan raconte l'histoire de Clarice Starling, ici animatrice d'une émission de radio sur le bruit des bagnoles, qui sort avec Sayid de Lost, ici médecin indien typique et plus gentil homme au monde, comme ça les victimes pleureront plus, et leur clébard idiot qui se font sauvagement agresser par une bande de Latinos enragés. Ils demandent à Sayid à quoi rime la fumée noire dans Lost et qui est dans le cercueil. Il ne sait pas, elle non plus. Alors ils les battent, les laissent pour mort et affront suprême dans un film U.S et parce que les racailles New Yorkaises ont l'air vraiment mauvaises: ils volent le chien! Voler le clebs, c'est vraiment pas la chose à faire dans ces films là... Une fois sorti du coma et apprenant que son mec est mort: les conneries commencent! Et après Dangereuse Séduction et Prémonition, on a encore droit à un film de bonnes femmes à la con.


Extrait de l'agression d'A Vif

Et voilà après être tombé sur un gang dans une partie de Central Park appellée Clichés à la Pelle qui est à la jonction de Remake à peine masqué du Justicier dans la Ville, Foster est triste. Et on commence à rigoler. Elle a des flashbacks de son mec, mais c'est pas des moments heureux classiques, c'est seulement la baise. Pauvre Sayid, ses parents sont de tels crevards qu'il a même pas une tombe digne de ce nom au cimetière mais en plus sa fiancée ne se rappelle de lui que pour le sexe. Le pire c'est que les flashbacks sont du même tonneau que ceux de Ghost, bien démodés, bien ridicules, ça fait pitié. Au lieu de s'acheter un flingue, voilà ce qu'aurait du s'acheter Foster.


En plus elle aurait pu brancher son nouveau mec à un iPod.

Mais après s'être fait un look tomboy, s'être payé une démarche innénarrable de cowboy et trouvé une méchante gueule de vengeuse, elle préfère s'acheter un pistolet. Pas à l'armurerie où on lui dit qu'il faut attendre mais à un Chinois qui tient boutique clandestine derrière un marché aux poissons apparemment. Ah ces Chinois franchement! Mais ça va, elle a de la chance, c'est pas une contrefaçon et il marche. Et ça fait un cliché de plus. Puis vient le premier meurtre et les clichés continuent, la lourdeur s'installe de plus en plus. A chaque coup de feu, on a droit à un ralenti sur le visage choqué de Foster, ce qui induit un effet plus comique qu'autre chose. Et quand elle rentre chez elle, elle prend une douche toute habillée... C'est fin hein? Et c'est que la première demi-heure. Car en plus de ça, elle a une voisine, une grosse reunoi, c'est une philosophe, c'est Yoda qui aurait violé Big Mamma et le rejeton balance des banalités style « Il y'a mille façons de mourir mais une seule de vivre. » etc etc... Et on a droit à ces gentils interludes à intervalles réguliers, ce qui n'arrange rien à l'affaire.


-Putain c'est nul mec!
-Et après on se tape Prémonition...


Le film est censé nous montrer les effets de la violence sur quelqu'un de normal. C'est louable mais en l'état, c'est ni fait, ni à faire, puisqu'après chaque meurtre on a le droit à une scène clichée au possible. Après la douche, que fait elle après avoir abattu deux Blacks qui ont volé l'iPod de l'homme Blanc? Elle part dans les toilettes d'un bar, vomit et se maquille. Encore une fois, le procédé est d'une lourdeur digne de Collision. Alors pour les abrutis qui ne comprennent jamais rien aux films, qui vont voir des films on se demande pourquoi ou alors juste pour voir des morts et des coups de feux, c'est très bien, tout est surligné, souligné et entouré mais pour les autres, c'est vraiment l'impression d'être pris pour un con qui domine surtout qu'aucun risque n'est pris. C'est facile de taper sur les délinquants, les businessmen pourris et les obsédés sexuels mais un peu de subtilité n'aurait pas fait de mal ou alors on fait ça gaiement mais pas en faisant un pseudo-réquisitoire contre l'autodéfense alors qu'on se complait à offrir au spectateur idiot sa dose de violence chérie. Avant les films de ce genre, comme Vigilante ou le Justicier dans la Ville, étaient beaucoup plus ambigus, créant une fascination/répulsion pour ses personnages de vengeurs sans avoir à en faire des tonnes comme celui là qui balise tout en long, en large et en travers. Le film essaye tout de même d'apporter une espèce d'ambiguité et d'ambivalence au personnage qui fait un débat radiophonique sur le « Justicier » qui fait parler de lui en ville mais là encore, le procédé est trop voyant, c'est encore raté. A l'image du reste. Les scènes étant donc déjà explicatives au possible, on nous assène en plus une voix off qui en rajoute une couche, des symboles que le dernier attardé remarquera sans problèmes, (le nombre de fois qu'elle est filmée sous un tunnel...), et la réalisation en elle même qui en fait des tonnes, nous annonçant chaque scène violente à grand renforts de cadres penchés et tordus à la Battlefield Earth: tout pour bien faire comprendre qu'on suit le personnage en terre inconnue et qu'il n'y a plus de repères, ni rien. Ferme ta gueule, Jordan, c'est de la merde. D'ailleurs il faut souligner que dès les logos au début du film, il y'a une sorte de filtre trouble qui indique déjà en grosses lettres rouges que « Attention, film limite-limite là, ça va créer le débat, la frontière entre le bien et le mal est mince » mais malheureusement le film est bien trop crétin pour espérer pouvoir susciter le moindre débat...


Etonnement face à cette avalanche de conneries

Voilà pour ce qui est de la partie drame vengeur intense car belek, il y'a aussi l'aspect thriller à deux balles, avec enquête soporifique intégrée et menée de main de maître par Terrence Howard, mauvais, et Nicky Katt, le premier flic arborant un gigantesque tatouage dans le cou... L'enquête dans ces films là repose toujours sur la magie. Là, il y'a deux meurtres au 9mm, dans des endroits très différents, ils en déduisent que c'est le même mec qui a fait le coup et voilà. Etant déjà inutile, cette partie là se permet en plus d'être d'un ennui mortel. Celui qui tient sans bailler, c'est lui le Brave du titre original. Il faut se les taper les dialogues pachydermiques sur ce qui est juste, les états d'ame à arrêter quelqu'un qu'on connaî, car on continue dans la recette du début, rien n'est jamais amené subtilement, c'est toujours la grosse artillerie et sur deux heures, c'est long, c'est très long. Un film où la bêtise la plus affligeante dans les dialogues et les situations le dispute au plus pathétique comme en témoigne cette scène que l'on sent venir dès le début, où elle reçoit chez elle le carton avec les invitations pour son mariage juste avant d'aller flinguer deux-trois minables. Voilà en gros de quoi résumer cette « oeuvre », deux films en un, l'enquête dans laquelle il ne se passe rien et le revenge-movie ridicule et lourdingue. Et le pire restait à venir...


Un spectateur intelligent ayant flairé que la fin serait pire que le reste

Puis vient la fin, j'aurais bien voulu me tirer avant mais ayant lu partout que la fin était moralement douteuse etc, je suis resté. La fin consiste dans le fait qu'elle va chez les méchants du début pour récupérer son putain de chien et buter les mecs. Là, elle est en Jack Bauer, avec le flingue dans la sacoche, et elle descend un mec, le fameux « Je veux récupérer mon chien! » de la bande-annonce, puis un autre, en lui disant « C'est qui la pute maintenant?! » qui nous offre déjà un bel éclat de rire avant le feu d'artifice. Attention. Il en reste un, elle est à deux doigts de le tuer, mais Howard arrive, et au lieu de mettre un terme à tout ça... (Là, en lisant ça, essayez d'écouter le refrain de 3030 de Deltron ou celui de Black Republican de Nas, enfin un truc bien épique...) Howard donc lui tend son arme en lui disant, « Si tu dois le tuer, utilises une arme en règle. »!!! Et elle ne se prive pas de buter le mec puis de mettre une balle dans le bras du flic qui se rend compte que ce serait un peu gros son histoire. Après avoir montré pendant tout le film que la vengeance n'est pas bien, la fille étant quand même une criminelle averée avec environ 8 morts au compteur, cette fin débile plus que toute autre chose finit en gros par légitimer tous ses actes, puisque même le flic intègre est d'accord avec elle. Vraiment naze car passé les rires et la moquerie, c'est vraiment l'impression d'avoir perdu deux heures qui reste. Et Foster se tire avec son clébard en passant par le pont où l'infâme agression a eu lieu. Dernier plan. On peut foutre le camp.


Retarded Dog est content! Il a été sauvé!

Bravo à la Warner qui après 300 confirme son penchant pour les films aux idées limites et qui pourrait bien se retrouver avec l'Award du studio le plus con de l'année après ces deux grands moments d'ennui et de conneries à tous les étages. Encore un film totalement inutile qui semble hésiter entre le pamphlet merdique à la Paul Haggis et le divertissement d'exploitation sans jamais vraiment se décider, restant le cul entre deux chaises, tout en laissant juste assez d'espace pour chier sur le spectateur un tant soi peu exigeant car ceux aimant se branler dans le caca vont beaucoup aimer puisqu'ils ne verront que l'histoire d'une femme qui se venge de ses agresseurs. Et elle a un pistolet. Et y'a du sang. « Ca déchire. » dira le philistin mais le seul truc à vif à la fin de ce calvaire, c'est bien les nerfs du spectateur qui ne se contente pas d'un tel fond de cabinets...

Alors, c'est bon de se venger?

0 commentaires on "cacA VIF de Neil Jordan"

Enregistrer un commentaire

Followers

 

J'<3 pas tout (sauf les teen-shows et Michael Bay) Copyright 2008 Shoppaholic Designed by Ipiet Templates Image by Tadpole's Notez