jeudi 12 avril 2007

300 et les Spartiates waterproof


300 c'est l'histoire d'un homme, Leonidas, qui fait partie d'une bande de 300 racailles super-méchantes, lui compris, les Spartiates.



Ils vivaient à Sparte où ils faisaient régner la terreur, forçant les enfants à s'épiler à l'apparition des premiers poils et les giflant quand ils parlaient au lieu de CRIER.



Léonidas en cachette était un trafiquant de chocolats. Il avait une PME. Ses potes ne le savaient pas, heureusement.



Son image de caïd en aurait pris un coup.



Il avait décidé de leur annoncer la vérité sur ses activités annexes. Pour les amadouer, il voulait les emmener au restaurant mais pour cela il fallait de l'argent.
Il alla jouer à qui veut gagner des millions et gagna le gros lot graçe à cette question qui lui rapporta le million d'euros.



Il avait beaucoup de fric. Il décida de leur payer le ciné, malheureusement ce fut Miami Vice pour une moitié du groupe et Casino Royale pour l'autre moitié... Et un téméraire était allé voir Inland Empire tout seul.
D'où cette réaction.



Puis ils allèrent au restaurant Italien. Ca plait toujours, il y'a du choix et faut vraiment être un casse-couilles pour ne pas trouver son contentement parmi les pates ou les pizzas.



Leonidas passa sa commande. Il ne voulait pas des pates à la sauce pimentée, mais de la sauce pimentée avec des pates. Cela posait problème.



Ils ont tous foutu le camp face au manque de professionalisme du pauvre serveur Cubain.
Mais ils avaient soif, alors Leonidas, qui n'avait plus le droit à l'alcool à cause d'excès passés leur paya du kool-aid. Vous mettez le kool-aid dans le verre, vous mettez de l'eau et comme c'est un peu dégueu vous rajoutez autant de sucre que vous voulez.



Puis l'un d'entre eux, un petit emmerdeur qui compensait son oeil qu'avait foutu le camp parce qu'il en avait marre de le voir dans le miroir par une grande gueule, le genre de mecs toujours là pour faire chier le monde demanda:


He mec, où est ce qu'on mange!?"

Et là, Léonidas, qui commençait à en avoir plein le cul, dit:



Il réserva.



Ils y allèrent, s'installèrent et purent savourer un diner copieux pour un prix modique.



Et ainsi naquit la légende de Léonidas, l'homme qui emmena 300 Spartiates diner en Enfer!


Hasta la cantina del infierno siempre!




Sinon le film, c'est une petite déception...
Aucune intensité, c'est beau, c'est esthétique mais ça va un temps car malheureusement derrière pas grand chose ne suit. La violence est désarmocée par son esthétisation et ce sang en 3D qui fait de nos spartiates les premiers spartiates waterproof.
On passera vite fait sur l'histoire, ou plutôt l'enfilade de clichés inhérents au genre... Le semblant de message limite-limite mais avec Miller et Snyder et sa casquette de la NRA, rien d'étonnant.
La musique pompeuse à souhait qui ferait passer le seigneur des anneaux pour un film français intimiste + les petits coups de rock de temps en temps, on n'est plus à une faute de goût près.
Les spartiates filmés de temps en temps comme dans un bon vieux Riefensthal par moments, la petite pique sur les "amateurs de garçons" alors que les Spartiates étaient les premiers à proner les rapports homosexuels pour rapprocher les combattants... Enfin bon.
Avec en plus tout le côté guerriers parfaits, supérieurs, bien bien appuyé. Les méchants qu'on reconnaît facilement, soit ils sont difformes, soit noirs, comme ça c'est facile. En plus d'être des fanatiques. Un critique parlait de Starship Troopers 1er degré, c'est tout à fait ça, vaut mieux pas réflechir en le regardant, ça vaut mieux.
Trop de fautes de goût pour toutes les lister. Dans le genre irresponsable, raciste, on disait Bad Boys 2, Bay blabla mais là, c'est dépassé et c'est pas un bon film... Puis niveau propagande de l'armée, ça fait très fort (voir la dernière scène...), si Pearl Harbor était frontal, là vous rempalcez Spartiates par Marines et c'est bon.
Snyder qui avait réalisé mon film préféré de 2004, L'Armée des Morts nous offre un beau sac Gucci avec un vieux pantalon Lidl à l'intérieur.
C'est bien dommage, ça aurait pu être le film ultime sur cette époque s'il s'était affranchi du comic-strip de Miller qui se lit en un quart d'heure si on va vite et si avec les scénaristes ils avaient un peu développé et en avaient fait un truc plus sombre et pas cette espèce d'antiquité light pour gros boeufs...
Heureusement que c'est un peu joli et qu'il y'a tout de même plusieurs passages très inspirés...

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